Iode

C’est un oligo-élément qui a pour symbole I. Vous l’avez appris à l’école, mais à part ça ? Qu’est-ce que l’iode, à quoi ça sert, en a-t-on vraiment besoin ? La réponse est oui : il est vital pour la survie de votre système thyroïdien et une carence en iode entraînerait des conséquences dangereuses pour notre santé. Origine, rôle, symptômes et effets secondaires, découvrez aujourd’hui pourquoi l’iode est important pour notre santé.

Le rôle de l’iode

L’iode est un oligo-élément essentiel à notre organisme, car il joue un rôle déterminant dans l’activité du système thyroïdien. Bien qu’il circule dans tous les tissus de notre corps, il est surtout présent dans la thyroïde, où il participe à la synthèse des hormones T3 (triiodothyronine) et T4 (tétra-iodothyronine ou thyroxine).

En outre, il est indispensable au développement cérébral des fœtus chez la femme enceinte et, comme le précise l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), il intervient au niveau du système nerveux, de la croissance, de la peau et des fonctions intellectuelles. C’est d’ailleurs pour cette dernière raison qu’on appelait « crétinisme » la maladie résultant d’une déficience en iode.

Pour être en bonne santé, il faudrait qu’un adulte consomme environ 150µg d’iode par jour, contre près de 200µg pour les femmes enceintes et environ 100µg pour les enfants.

Les bienfaits de l’iode

L’iode comme antiseptique

Sous forme d’iodure de potassium, de povidone iodée ou de diiode ajouté à l’éthanol, l’iode est un antiseptique efficace. Contrairement à d’autres désinfectants médicamenteux, il ne présente pas d’effets secondaires sur la peau. L’iode évite les infections[1] et permet de soigner plaies et muqueuses, sans gêner la cicatrisation.

L’iode contre la radioactivité

À la suite d’accidents nucléaires ou chimiques, comme le passage du nuage de Tchernobyl, ou dans le cadre d’un traitement oncologique, l’organisme peut être exposé à de l’iode radioactif, à l’origine de cancers de la thyroïde.

Pour contrer les effets radioactifs, on prescrit aux patients des comprimés à base d’iodure de potassium, également appelé iode stable, qui pénètre plus rapidement dans le sang et est mieux absorbé par la glande thyroïdienne. L’iode est donc un traitement pour les problèmes de thyroïdes, mais il arrive également que l’iode radioactif soit prescrit en cas de cancer de la thyroïde : dans ce cas, la capsule est enfermée dans une boîte en plomb et le patient hospitalisé doit suivre des règles bien précises pour habituer ses hormones thyroïdiennes, sans se mettre en danger.

L’iode pour aérer les bronches

Avez-vous déjà remarqué qu’après une baignade dans la mer ou une longue sieste à la plage, vos narines étaient entièrement débouchées, voire vous aviez le nez qui coulait ? C’est parce que l’iode est un expectorant puissant, qui permet d’évacuer les sécrétions bronchiques. Raison pour laquelle il est également efficace en traitement de l’asthme, même s’il est rarement utilisé, car d’autres traitement sont mieux disposés.

L’iode contre les fibrokystiques du sein

La maladie fibrokystique du sein est, comme son nom l’indique, une pathologie non cancéreuse qui fait apparaître des grosseurs palpables au niveau du sein. Selon un essai clinique[2] réalisé sur plusieurs femmes, la supplémentation d’iode moléculaire permet de réduire, voire de faire disparaître complètement les masses et les douleurs dues aux kystes.

Où trouver de l’iode ?

L’iode est naturellement présent en abondance dans l’eau de mer. C’est pourquoi on le retrouve dans notre alimentation :

  • Poissons et fruits de mer : certains crustacés comme le bigorneau, mais aussi l’huile de foie de morue, sont très riches en iode ;
  • Algues : sous forme déshydratée, les algues font office de source riche en iode, en particulier le Kombu et le Fucus, des sources naturelles d'iode. Cependant, les concentrations varient fortement pour une même espèce, d’après l’ANSES ce qui peut compliquer l’équilibre du régime alimentaire, notamment dans les pays asiatiques où la consommation d’algues est fréquente ;
  • Sel iodé : ce qu’on nomme « sel de table » est également enrichi en iode. En effet, les cultures françaises sont assez pauvres en iode naturel et l’iodation du sel est une technique efficace[3] pour pallier les carences. La teneur en est mille fois supérieure par rapport à un sel non iodé, du moins si la cuisson des aliments[4] et la conservation du sel[5] n’ont pas tout éliminé ;
  • Les produits d’origine animale : dans une moindre mesure, la viande, les œufs et les produits laitiers apportent eux-aussi leur teneur en iode, bien qu’elle soit négligeable par rapport aux autres aliments de cette liste.

Malheureusement, bien que ces aliments restreignent les carences en iode, ils ne sont pas assez riches pour atteindre les apports recommandés et notre organisme n’est pas capable de stocker correctement cet oligo-élément. Un tiers environ de la population mondiale souffre de déficit en iode, notamment les habitants de régions éloignées de la mer. C’est pourquoi une supplémentation en iode peut être conseillée. Chez Lepivits, nous avons mis au point Fucus + Ortie, un complément alimentaire qui réunit le fucus et l'ortie. Ces plantes facilitent l'apport et l'absoprtion de l'iode dans notre organisme pour soutenir la thyroïde.

Les symptômes d’une carence en iode

Si l’iode est si important pour notre organisme, c’est parce que sans lui, la tyroïde grossit anormalement, jusqu’à former un goitre dans le cou. Cependant, un déficit en iode, souvent dû à un manque de sel, peut avoir de nombreux autres effets néfastes, semblables à ceux de l’hypothyroïdie, comme :

  • Réduction de l’énergie, faiblesse musculaire, fatigue ;
  • Prise de poids ;
  • Perte de cheveux ;
  • Peau sèche et écailleuse ;
  • Frilosité ;
  • Altération des capacités d’apprentissage et de la mémoire ;
  • Malaises et rythme cardiaque faible ;
  • Règles irrégulières.

Les conséquences d’une déficience en iode

Tous les foyers ne mangent pas forcément du poisson ou des fruits de mer, par choix ou pour l’aspect financier, qui est loin d’être négligeable quand on regarde le prix du poisson frais. En France, on note une carence générale assez modérée en iode. En regardant les statistiques de plus près, les situations les plus alarmantes concernent les enfants et les femmes enceintes[6], dont les apports conseillés ne sont respectés qu’à moitié. Pendant la grossesse, les besoins en iode sont décuplés afin de permettre le bon développement du fœtus. Or, une déficience en iode peut provoquer des troubles thyroïdiens, cérébraux et altérer les fonctions intellectuelles et conduire à des échecs scolaires, voire à des retards mentaux.

L’iode peut-il être dangereux ?

En temps normal, notre corps supporte assez bien les excès, mais cela dépend du seuil de tolérance de l’individu. Dans le cas de la thyroïde, il existe ce qu’on appelle l’effet de Wolff-Chaikoff : la thyroïde se protège contre un excédent iode en arrêtant sa métabolisation. Malgré tout, un surdosage d’iode risque de provoquer des effets secondaires comme diarrhées, hyperthyroïdie et surtout, déséquilibre cardiovasculaire. Il y a également un risque d’iodisme, une maladie qui engendre une gêne respiratoire, une rhinite et des céphalées. L’hypersensibilité à l’iode est rare, mais se manifeste sous forme d’allergie et peut s’accompagner d’éruptions cutanées, de démangeaisons et de rougeurs.

Attention cependant en cas de traitement anticoagulant, l’iode peut freiner leur efficacité.

Ce qu’il faut retenir :

  • L’iode est primordial pour le fonctionnement de la thyroïde ;
  • Il sert de traitement contre la radioactivité, mais aussi contre les infections, les bronchites et les kystes ;
  • Une carence en iode a les mêmes symptômes que l’hypothyroïdie, notamment fatigue, prise de poids, problèmes cardiaques et frilosité. L’insuffisance iodique est surtout dangereuse pour les femmes enceintes et le développement cérébral des enfants ;
  • L’organisme ne le synthétise pas, il faut donc le trouver dans notre alimentation : eau de mer, sel, poissons, algues ou en compléments alimentaires.

[1] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20619933/

[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8221402/

[3] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18676011/

[4] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24426037/

[5] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18351111/

[6] https://europepmc.org/article/med/30516911

Fucus & Ortie - LEPIVITS

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